Top

Les Causes …

6) Les Balkans

Les Balkans sont caractérisés par une diversité ethnique générant des tensions et par de nombreux groupes nationalistes très actifs.
En 1903, le roi de Serbie Alexandre Ier, dernier roi de la dynastie des Obrenovitch fut assassiné ; Pierre Ier, hostile aux Habsbourg et à « l’homme malade de l’Europe » (l’Empire Ottoman) monta sur le trône. En 1903, il signa une alliance militaire avec la Russie. Après 1908, date correspondant à la date d’annexion de la Bosnie-Herzégovine par l’Autriche-Hongrie, la Serbie créa en 1912, dans le principal but de s’opposer à la présence turque, la Ligue des Balkans, composée de la Bulgarie, la Grèce, le Monténégro et la Serbie. En 1912, la Ligue déclara la guerre à la Turquie, qui venait de perdre la Libye au profit de l’Italie : c’est la première guerre des Balkans, qui se solda par le traité de Londres (1913) et la victoire de la Ligue des Balkans. Mécontente, la Bulgarie, qui n’obtint pas de véritables gains territoriaux, déclara la guerre à la Serbie (alliée à la Grèce, à la Turquie et à la Roumanie) en juin 1913 : c’est la seconde guerre des Balkans. Par le traité de Bucarest (1913), la Serbie obtint des territoires en Macédoine. Le traité de Constantinople (1913) autorisa la Turquie à reprendre les territoires qu’elle avait perdus au profit de la Bulgarie lors de la première guerre des Balkans. La Serbie, dont l’influence dans les Balkans avait très fortement augmenté, représentait la principale menace envers la Bosnie-Herzégovine et donc envers l’Autriche-Hongrie.

7) La crise de juillet 1914

L’archiduc François-Ferdinand, neveu de François-Joseph et héritier du trône des Habsbourg, décida de visiter Sarajevo, la capitale de la Bosnie-Herzégovine et par ailleurs le berceau de groupes nationalistes serbes et bosniaques, durant l’été 1914. La date choisie coïncidait avec l’anniversaire de la bataille de Kosovo (28 juin 1389), remportée par les Turcs contre les Serbes. Lors de la parade à travers les rues de Sarajevo, l’archiduc François-Ferdinand fut assassiné par un nationaliste serbe, Gavrilo Princip. Le ministre des affaires étrangères de l’Autriche, le comte von Berchtold, vit l’opportunité d’utiliser cet événement pour déclarer la guerre à la Serbie. L’Autriche, qui espérait que la guerre reste locale, s’assura alors du soutien de l’Allemagne. Entre le 20 et le 23 juillet 1914, les gouvernements français et russes se rencontrèrent pour renouveler leur confiance dans le cas d’une guerre imminente. Le 23 juillet 1914, l’Autriche-Hongrie adressa un ultimatum comportant dix points à la Serbie. Celle-ci, voulant se montrer conciliante sur les conseils de la Russie, accepta la plupart des demandes. Edouard Grey proposa une conférence à Londres pour trouver une solution pacifique au problème. L’Autriche-Hongrie refusa de dialoguer. Comme l’ultimatum n’a pas été accepté dans sa totalité, l’Autriche-Hongrie déclara la guerre à la Serbie le 28 juillet 1914. Le 1er août, suite à la mobilisation générale russe, l’Allemagne déclara la guerre à la Russie, alliée de la Serbie. Le 2 août, l’Allemagne adressa une demande d’autorisation de passage à la Belgique, neutre. Le 3 août, l’Allemagne envahit la Belgique et déclare la guerre à la France. Le lendemain, c’est au tour de la Grande-Bretagne de déclarer la guerre à l’Allemagne : c’est le début de la Première Guerre Mondiale, qui se voulait courte et qui dura finalement quatre longues années.

Pages: 1 2 3 4